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Peut-on arrêter de demander une lecture « conversationnelle »?

October 28, 2026 by AlisonP

Une lecture « conversationnelle », ce n’est pas vraiment un style de voix hors champ. C’est plutôt une façon abrégée de décrire la relation qu’on souhaite créer entre la personne qui parle, celle qui écoute, le texte et le média.

La confusion, les malentendus et les difficultés (si tu es une comédienne voix comme moi) commencent quand tout le monde dans la chaîne de production utilise le même mot pour parler de choses différentes.

La performance conversationnelle n’est pas près de disparaître. Au contraire, elle est plus en demande que jamais. Mais le terme lui-même ne donne pas assez d’information aux comédiens pour qu’ils sachent quoi en faire. Résultat : les voix comme les équipes de production se retrouvent frustrées et cherchent des façons de combler ce manque de communication.

Chaleureux. Authentique. Conversationnel. Pas « annonceur ».

Alors, au nom de mes collègues en voix hors champ, je pose la question : « Conversationnel avec qui? »

  • Ton meilleur ami qui te raconte quelque chose de ridicule autour d’un café?
  • Ton médecin qui t’explique le résultat d’un test?
  • Une collègue qui te montre une meilleure façon d’utiliser un logiciel?
  • Une amie qui te crie quelque chose à l’autre bout d’une pièce bruyante?

Toutes ces situations sont conversationnelles… dans le sens où un être humain s’adresse à un autre.

L’intention créative

De quoi parle-t-on exactement? Qu’est-ce que « conversationnel » décrit au juste?

Dans sa définition la plus simple, le glossaire de la Global Voice Acting Academy définit une lecture conversationnelle comme une direction souvent accompagnée de « non-announcery » qui signifie parler naturellement, comme dans une conversation de tous les jours, sans effets ni fioritures. GVAA

En théorie, je suis d’accord.

En pratique, cette définition ne m’aide pas vraiment à décider comment aborder un texte.

Comme le souligne Gabrielle Nistico, les comédiens ont parfois tellement voulu s’éloigner de la lecture traditionnelle « annonceur » ou trop vendeuse qu’ils sont allés trop loin dans l’autre direction. Conversationnel/décontracté/naturel devient alors synonyme de terne, désengagé ou ennuyant.

Sauf qu’une vraie conversation n’est pas nécessairement calme ou retenue. Les gens s’enthousiasment. Ils sont passionnés, amusés, irrités, inquiets, fascinés, etc. Gabrielle Nistico

Jeff Howell va encore plus loin et propose carrément qu’on cesse d’utiliser le mot. Il préfère parler d’une performance « connectée ». Ce qui compte, c’est que le comédien semble réellement habiter la pensée plutôt que simplement réciter un texte. Howell Productions

OK. Jusqu’ici, on a établi ceci :

Conversationnel ≠ décontracté.
Conversationnel ≠ calme.
Conversationnel ≠ plat.

Mais conversationnel peut vouloir dire : « Je crois que tu es réellement en train d’avoir ces pensées et que tu les communiques à cette personne en particulier. »

Interpréter le texte ou, autrement dit, mettre le « comédien » dans « comédien voix »

Sur Reddit, un comédien voix frustré racontait qu’un producteur avait modifié son appel d’auditions après avoir reçu plus de 90 soumissions qui, apparemment, sonnaient toutes « trop commerciales ». Le producteur voulait que les comédiens aient l’air de « raconter une histoire à un ami ».

Ce qui frustrait le comédien, c’est que le texte lui-même contenait du langage publicitaire que personne n’utiliserait vraisemblablement en racontant une histoire à un ami. Reddit

J’avoue avoir moi-même levé les yeux au ciel avec un brin de sarcasme devant plus d’une page de direction créative au cours de ma carrière.

Tina Morasco a une réponse à cette plainte fréquente des comédiens selon laquelle les textes publicitaires ne sont pas écrits comme de vraies conversations.

Sa réponse, essentiellement : souvent, ils ne peuvent pas l’être.

Un texte publicitaire peut être structuré en fonction des plans et des temps forts visuels. Relier les phrases comme on le ferait dans une conversation réelle pourrait donc nuire à la relation entre la voix et l’image.

C’est parce que Tina comprend toutes les autres contraintes créatives qui entrent dans la production d’une publicité télé ou d’une vidéo en ligne.

Essentiellement, le comédien dit :

« Personne ne parle comme ça. »

Et l’équipe créative ou le monteur répond :

« Je sais. Mais cette phrase doit tomber sur ce plan-là. »

Et malgré tout, la performance doit sembler spontanée.

Ouais. Ce n’est pas facile. Si ça l’était, tout le monde pourrait le faire!

C’est pour ça qu’on appelle ça jouer. Benedict Cumberbatch a bien réussi à nous faire croire qu’il était un dragon dans Le Hobbit. Notre travail comme comédiens voix, c’est de rendre crédible un langage publicitaire écrit.

Je ne sais pas trop lequel des deux est le plus gros défi!

Ce serait quand même pratique si « conversationnel » ne voulait dire qu’une seule chose. Mais si ce n’est pas un seul ton, comme on vient de le voir, ce n’est pas non plus un seul état émotionnel. Une conversation peut être craintive, enthousiaste, détendue, irritée, intime, autoritaire, amusée, etc.

Le point commun, c’est le lien personnel avec l’auditeur, pas une mélodie, une sonorité ou un niveau d’énergie précis.

Le problème n’est pas que les comédiens, les rédacteurs et les producteurs ne comprennent pas le mot « conversationnel ».

Le problème, c’est qu’il n’existe pas une seule définition de ce mot dans l’industrie.

La connexion avant la conversation!

Merci, Tina Morasco.

Non, vraiment.

Elle aborde directement ce problème. J’ai suivi sa formation et son approche consiste beaucoup à se placer dans la scène et à réagir à ce qui vient de se passer avant de prononcer la première ligne.

Autrement dit : qu’est-ce que quelqu’un vient de dire ou de faire pour que tu répondes avec cette première ligne du texte?

La réponse se trouve souvent dans le texte lui-même. Surtout dans une publicité télé où une petite scène illustre le produit ou le service. Les personnages et leurs problèmes sont alors assez faciles à identifier.

Ce n’est pas toujours le cas dans une narration de marque ou une vidéo explicative.

Samantha Boffin souligne que les équipes créatives ont parfois tendance à s’appuyer sur un narrateur générique. Quand la personne qui écrit le texte n’a pas imaginé qui est réellement la personne derrière les mots, le comédien a très peu de précisions humaines auxquelles s’accrocher. samanthaboffin.co.uk

Très souvent, les seules indications fournies sont quelques adjectifs ou, peut-être, une référence à la voix d’une célébrité. Mais ça donne au comédien un son à reproduire, pas une émotion ni un point de vue pour le narrateur.

Terry Berland propose quelques bonnes pistes du point de vue d’une directrice de casting. Elle explique qu’elle doit parfois, en quelque sorte, traduire pour les comédiens la direction écrite par l’agence parce qu’elle cherche à aller au-delà des descriptions génériques comme « chaleureux, pas annonceur ».

Les performances qui se démarquent ont un point de vue.

Elle peut se servir du produit, des images et du contexte pour orienter la performance : des images intimes peuvent suggérer une lecture plus intime; un produit de luxe peut appeler davantage de raffinement; un produit financier peut demander une impression de confiance. Tout cela aide à communiquer un point de vue au comédien voix. Casting Networks

La version « casting » du mot conversationnel ressemble donc davantage à ceci :

Qui es-tu?
À qui parles-tu?
Pourquoi lui dis-tu ça?
Qu’est-ce qui vient de se passer?
Comment te sens-tu par rapport à ce que tu dis?

Autrement dit, c’est une direction de jeu.

Pas une description vocale.

Là, on avance.

Les coachs en voix hors champ enseignent également aux comédiens des techniques qui permettent de compenser l’artificialité d’un texte écrit.

Ils ne nous apprennent pas à « sonner décontractés ». Ils nous apprennent plutôt à recréer certains comportements inconscients de la parole spontanée.

En gros, les comédiens ne devraient pas fabriquer un « son conversationnel ». Ils devraient créer les circonstances qui provoquent un comportement conversationnel.

Pourquoi le texte entre-t-il parfois en conflit avec la performance demandée?

Samantha Boffin rappelle aux rédacteurs qui souhaitent obtenir un résultat conversationnel qu’il ne suffit pas d’écrire des phrases courtes et informelles.

Ironiquement, une accumulation de phrases courtes et certains choix de ponctuation peuvent pousser le comédien vers une livraison saccadée, presque staccato.

Son conseil aux rédacteurs, auquel j’adhère complètement, est très simple : lisez le texte à voix haute avant de l’approuver.

La GVAA souligne un autre conflit fréquent : les rédacteurs et les équipes client peuvent demander une lecture « naturelle » tout en remplissant le texte de POINTS IMPORTANTS qui doivent TOUS ÊTRE SOULIGNÉS.

Plus il y a de mots que le comédien doit vendre, plus il devient difficile de donner l’impression d’une parole spontanée.

On finit donc avec une direction comme :

« Conversationnel, authentique, comme si tu parlais à un ami. »

Et un texte comme :

« Voici la TOUTE NOUVELLE solution innovatrice. Conçue pour TRANSFORMER la façon dont les Canadiens gèrent leur avenir financier. »

Et moi, je regarde ça et je pense :

« …Tu veux que je dise ça comme si ma BFF et moi prenions un café et que cette phrase venait spontanément de me traverser l’esprit? »

Défi accepté!

Mais je n’ai aucun ami avec qui j’aurais cette conversation.

Alors, il va me falloir un peu plus d’aide.

Pour que tout le monde dans le processus de production soit sur la même longueur d’onde et qu’on arrive à la performance vocale qui convient le mieux au projet, voici donc quelques variables qui peuvent servir de guide.

 
Variable Éventail possible
Relation avec l’auditeur inconnu → patron → collègue → client → ami → partenaire intime
Distance foule → petit groupe → une personne → pensée intérieure
Énergie retenue → engagée → enthousiaste
Degré de finition imparfait → brut → parole naturelle → très peaufiné
Autorité pair → expert → autorité institutionnelle
Pression de vente partager → recommander → persuader → vente agressive
Rythme réfléchi → parole naturelle → rythme commercial comprimé
Média balado/audio en continu → vidéo de marque → corporatif/explicatif → télé → radio
Objectif du comédien rassurer → expliquer → amuser → enthousiasmer → persuader → provoquer une action

 

Deux lectures peuvent donc être tout à fait conversationnelles tout en sonnant très différemment.

Tu n’as pas besoin d’inclure toutes ces variables dans ton brief de projet. Mais en ajouter quelques-unes donnera au comédien voix — et aux autres membres de l’équipe créative — des balises beaucoup plus claires.

Par exemple :

  • Une vidéo explicative dans le domaine de la santé pourrait être conversationnelle + experte + rassurante + posée.
  • Une pub de chaussures de sport pourrait être conversationnelle + enthousiaste + irrévérencieuse + rapide.
  • Une vidéo de marque pour une banque pourrait être conversationnelle + confiante + réfléchie + soignée.
  • Une pub de balado pourrait être conversationnelle + intime + d’égal à égal + légèrement imparfaite.

On se rapproche beaucoup plus ainsi de ce que les producteurs cherchent réellement que si on traite « conversationnel » comme un simple préréglage.

Alors, à quoi ça ressemble concrètement pour les comédiens voix et les personnes qui les dirigent?

Comment indiquer dans le texte les mots que je veux mettre en valeur sans le remplir de ponctuation et de caractères gras?

Si le nom d’un produit ou un groupe de mots doit être mis en valeur à la demande du client, écris-le simplement dans le brief :

« Donnez un peu plus de poids ou d’importance au nom du produit et au nom de l’entreprise. »

Ça laisse au comédien la possibilité de souligner l’importance de ces mots d’une façon qui correspond à son propre style conversationnel, sans nécessairement parler plus fort, monter dans les aigus, appuyer lourdement sur les mots ou projeter davantage.

Ça lui donne l’espace nécessaire pour leur accorder de l’importance par l’émotion et l’intention.

Quelles autres informations puis-je fournir aux comédiens dans le brief pour qu’ils arrêtent d’avoir l’air de lire?

Tout ce qui peut nous donner suffisamment de contexte pour faire des choix éclairés sur qui nous sommes, à qui nous parlons, de quoi nous parlons et pourquoi ça compte.

Des images. De la musique. Des liens vers des célébrités ou des performances — mais seulement si tu nous précises ce que tu as aimé dans cette voix ou cette performance.

Et surtout : l’émotion avec laquelle tu veux que le public reparte.

Pour moi, c’est l’information la plus importante.

Est-ce que tout ce qu’on dit à voix haute est « conversationnel »?

Non.

Tout ce qui est dit à voix haute n’est pas nécessairement une conversation. Parfois, on fait une annonce — d’où la fameuse lecture « annonceur ».

Une conversation suppose un interlocuteur.

C’est pourquoi il est toujours utile de préciser à qui le comédien s’adresse.

Pourquoi le média de diffusion audio est-il important?

Le sens de « conversationnel » change définitivement selon le média.

C’est vrai, beaucoup de campagnes enregistrent une même voix destinée à la télé, à la radio et aux médias en ligne. Mais si le contenu est conçu pour un seul média, ou principalement pour un média en particulier, je l’aborderais comme ceci :

Balado / audio numérique intime → Je te parle directement dans l’oreille.

Vidéo de marque / explicative → Je te parle pendant que les images et le montage prennent en charge une partie du message.

Publicité télé / vidéo → Je te parle, mais je dois aussi respecter le rythme, les temps forts visuels, les moments consacrés au produit et l’appel à l’action.

Publicité radio → Je te parle, mais ma voix doit parfois porter une part beaucoup plus importante de la structure, de l’information, de l’image de marque et de l’énergie puisqu’il n’y a aucun visuel.

Autrement dit, la relation peut demeurer conversationnelle même si les mécanismes de la performance changent.

Pour une campagne multiplateforme, précise donc dans le brief à quelle distance — ou à quel degré d’intimité — la performance du comédien devrait se situer.

Bon. Tu n’es pas obligée d’arrêter de demander une lecture « conversationnelle »

Tu peux continuer d’utiliser le mot « conversationnel ».

Finis simplement ta phrase.

Conversationnel… comme si tu expliquais quelque chose à une collègue qui connaît le secteur, mais qui n’a jamais vu ce produit.

Conversationnel… tu viens de découvrir quelque chose qui t’enthousiasme et tu en parles à une amie.

Conversationnel… tu es l’experte, mais la personne qui t’écoute ne l’est pas et tu ne veux surtout pas lui parler de haut.

Conversationnel… livraison intime, directement dans les écouteurs; ne projette pas.

Conversationnel… beaucoup d’énergie, mais tu partages ton enthousiasme plutôt que de vendre.

De cette façon, on arrive à concilier ce que l’équipe créative veut, ce que le texte permet et ce dont le comédien voix a réellement besoin pour faire un choix de jeu concret.

Si tu es producteur, productrice ou vidéaste et que tu travailles sur ton prochain brief, consulte ma checklist pour producteurs.

Ou réserve un appel découverte avec moi pour discuter de ton projet.

Filed Under: Petites histoires de prod Tagged With: brief voix hors champ, comédienne voix, direction artistique voix, direction de comédien voix, direction voix hors champ, narration vidéo, Production Vidéo, rédaction voix hors champ, texte voix hors champ, voix hors champ conversationnelle

Can we stop asking for a “Conversational Read?”

October 28, 2026 by AlisonP

“Conversational Read” isn’t really a voiceover style. It’s shorthand for a desired relationship between the speaker, the listener, the copy and the medium.

The confusion, misinterpretation and struggle (if you’re a voice actor like me) arise when everyone in the production chain uses the same word to mean something different.

The conversational performance isn’t going away. It’s more in demand than ever. But the phrase itself isn’t giving actors enough information to work with and voice actors and production creatives alike are experiencing frustration and looking for solutions to this communication gap.

Warm. Authentic. Conversational. Not announcery.

Asking on behalf of all my fellow voice actors: “Conversational with whom?”

  • Your best friend telling you something ridiculous over coffee?
  • Your doctor explaining a test result?
  • A colleague showing you a better way to use some software?
  • A friend yelling something to you across a noisy room?

Every one of those is conversational…in the sense that it involves one human in dialogue with another human.

The Creative Intention

What are we actually talking about here? What does “conversational” actually describe?

At the simplest level, the Global Voice Acting Academy glossary defines a conversational read as: “A direction often followed by “non-announcery” and meaning to speak naturally, as in everyday conversation—without fanfare or embellishment.” [GVAA]

Which I agree with, in theory. In practice, though, this definition doesn’t help me decide how I should approach a piece of copy.

As Gabrielle Nistico points out, actors have sometimes overcorrected from the traditional “announcer” or “salesy” read. Conversational/casual/real gets interpreted as dull, disengaged or boring. But actual human conversation isn’t necessarily subdued. People get excited, passionate, amused, irritated, concerned, fascinated, etc. [Gabrielle Nistico]

Jeff Howell goes further and argues that casting should effectively retire the word altogether. His alternative is “connected.” What matters is that the actor appears to own the thought rather than merely perform copy. [Howell Productions]

OK. So far we’ve established:

Conversational ≠ casual. Conversational ≠ quiet. Conversational ≠ flat.

But conversational can mean: “I believe you’re thinking these thoughts and telling them to this particular person.”

Interpreting the copy aka “Putting the Actor in Voice Actor”

A frustrated voice actor on Reddit reported that a producer amended an audition notice because the more than 90 submissions to date apparently sounded “too commercial.” The producer wanted the actors to sound as though they were “telling a story to a friend.”

The actor’s frustration was that the copy itself contained advertising language that nobody would plausibly say while telling a friend a story. [Reddit]

I admit to having snarkily rolled my eyes at more than one page of creative direction in my voice acting career.

Tina Morasco has an answer for this common actor complaint that commercial copy isn’t written like conversation. Her response is essentially: “it often can’t be.”

Commercial copy may be structured around shots and visual beats, so joining phrases together the way you would in literal conversation may destroy the relationship between VO and image.

This is because Tina understands all the other creative constraints that go into a TV commercial or online video.

Essentially, the answer to the actor’s question: Nobody talks like this.

Is the creative team/video editor’s reply: I know. But this sentence has to land over that shot.

And yet the performance still needs to feel spontaneous.

So yeah, it’s tough. If it were easy, everyone could do it!

That’s why it’s called acting. Benedict Cumberbatch had to make us believe he was a dragon in The Hobbit. Our job as voice actors is to make written advertising language sound believable.

Not sure which is the bigger ask!

It sure would help if “conversational” meant one thing. But if it’s not one tone, as we’ve already discussed, it’s not one emotional state either. Conversation can be frightened, enthusiastic, relaxed, irritated, intimate, authoritative, amused, etc. The common factor is personal relatability rather than a specific melody, sound, or energy level.

The problem isn’t that actors, copywriters and producers don’t understand the word conversational. The problem is that there is no single industry definition to understand.

Connection over Conversation!

Thank the stars for Tina Morasco.

No, I mean it.

She addresses this problem head-on. I’ve taken her course and she is very much about putting yourself in the scene and reacting to what’s just happened before you say the first line. In other words, what did someone say or do for you to respond with that first line of copy?

The answer to the question can usually be found right in the copy. Especially if it’s a TV commercial and there is a little sketch of events illustrating the product or service. The characters and their problems are easily identifiable.

That’s not always true in brand narration or explainers.

Samantha Boffin points out that there is a tendency for the creative team to rely on a generic narrator. When the writer hasn’t imagined who the person behind the words actually is, the actor has very little human specificity to work with. [Samantha Boffin]

Very often, the only directions given are a few adjectives, or maybe a reference celebrity voice, but that only tells the actor a sound, not a feeling or a POV for the narrator.

Terry Berland makes some good suggestions from a casting director’s viewpoint. She says she sometimes effectively translates the agency’s written direction for actors because she’s looking beyond generic descriptions such as “warm non-announcer.”

The performances that stand out have a point of view. She may use product, imagery and context to infer performance: intimate imagery may call for intimacy; luxury products may imply refinement; financial products may require trust in order to help communicate a POV to the voice actor. [Casting Networks]

So the casting director version of “conversational” seems closer to:

Who are you? Who are you talking to? Why are you telling them this? What just happened? How do you feel about what you’re saying?

So, it’s acting direction. Not a vocal description.

Now we’re getting somewhere.

Voice coaches are also teaching voice actors techniques to compensate for the artificiality of scripts. They aren’t teaching us to “sound casual.” They’re teaching techniques that simulate the subconscious behaviours of spontaneous speech.

In essence, voice actors shouldn’t manufacture a “conversational sound.” They should create the circumstances that cause conversational behaviour.

Why does this copy conflict with the requested performance?

Samantha Boffin’s advice to scriptwriters who intend their scripts to sound conversational is that writing shorter, informal sentences isn’t enough.

Ironically, lots of short sentences and certain punctuation choices can cause the actor to produce a choppy, staccato delivery. Her basic advice to writers, which I agree with, is very simple: read the copy aloud before approving it.

GVAA identifies yet another conflict: copywriters/client teams can request “natural” while simultaneously loading a script with numerous COPY POINTS that ALL need EMPHASIS. The more words the actor is expected to sell, the harder it becomes to make the result resemble spontaneous speech.

So you end up with directions like this:

“Conversational, authentic, like you’re talking to a friend.”

And a script like this:

“Introducing the ALL-NEW innovative solution. Designed to TRANSFORM the way Canadians manage their financial future.”

And I look at that and think

“…You want me to say this like me and my BFF are having coffee and it spontaneously popped into my brain?”

Challenge accepted! But I don’t have any friends with whom I would have that conversation. So I’m going to need more help.

So, in the interest of getting everyone in the production process on the same page, to get to the vocal performance that will best suit a project’s needs, I offer the following table as a guide.

Variable Possible Range
Relationship to listener stranger → boss → colleague → customer → friend → intimate partner
Distance crowd → small group → one person → inner thought
Energy restrained → engaged → enthusiastic
Polish imperfect → gritty → normal speech → highly polished
Authority peer → expert → institutional authority
Selling pressure sharing → recommending → persuading → hard sell
Pace reflective → normal speech → compressed commercial timing
Medium Podcast/streaming audio → brand film → corporate/explainer → TV → radio
Actor objective reassure → explain → amuse → excite → persuade → provoke action

Two reads can therefore both legitimately be conversational while sounding dramatically different.

You don’t need all of the variables in your project brief, but adding a few of these will give a voice actor, and others in the creative team, clearer boundaries to work within.

For example:

  • A healthcare explainer might be conversational + expert + reassuring + measured.
  • A sneaker spot might be conversational + excited + irreverent + fast.
  • A bank brand film might be conversational + confident + thoughtful + polished.
  • A podcast ad might be conversational + intimate + peer-to-peer + lightly imperfect.

This gets us closer to what producers actually want than merely treating conversational as a preset.

So what does this look like in practice for voice actors and the people directing them?

How can I indicate in the script the emphasis I want without filling it full of punctuation and bolded text?

If there’s a product name or a grouping of words the client wants emphasized, just write it in the brief: “Please give more weight or emphasis to the product name and the company name.” This allows the voice actor to highlight the importance of those words in different ways unique to their conversational style without necessarily being louder, pitching higher, landing on them heavily, or projecting. It allows them the space to make them important with feeling and intention.

What other information can I provide to voice actors in the brief so they stop sounding like they’re reading!

Anything that can give us context so we can make an informed choice about who we are, who we are talking to, what about and why it matters. Images. Music. Links to celebrities or performances, but only if you tell us what about that celebrity or performance you liked. The feeling you want the audience left with. For me, this is the most important piece of information.

Isn’t everything said aloud conversational?

No, not all speaking aloud is a conversation. Some speaking aloud is an announcement (hence the “announcer read.”) Conversation implies an interlocutor. That’s why it’s always helpful to indicate to whom the voice actor is speaking.

Why does the audio distribution medium matter?

Conversational definitely changes with the medium. It’s true, there are many campaigns that record audio to be used across TV, radio and online media. If it’s for a single medium, or primarily for one medium, I would approach as follows.

Podcast / intimate digital audio → I’m talking directly to you in your ear.

Brand/explainer video → I’m talking to you while the images and edit share some of the communication load.

Commercial TV/video → I’m talking to you, but I’m also supporting timing, visual beats, product moments and a CTA.

Commercial radio → I’m talking to you, but my voice may have to carry considerably more of the structure, information, branding and momentum since there’s no visual.

In other words, the relationship remains conversational while the performance mechanics change, so for a multi-platform campaign, Note in the brief at what distance/intimacy level the voice actor’s performance should sit.

Fine. You don’t have to stop asking for “conversational”

Keep “conversational” if you like. Just finish the sentence.

Conversational…like you’re explaining this to a colleague who knows the industry but hasn’t seen this product.

Conversational…you’re excited about this discovery and telling one friend about it.

Conversational…you’re the expert, but the listener isn’t, and you don’t want them to feel talked down to.

Conversational…intimate headphone delivery; don’t project.

Conversational…high energy, but you’re sharing your enthusiasm rather than selling.

This way we get what creative wants, what the copy permits, and what the voice actor actually needs to make a playable choice.

If you’re a producer or videographer working on your next brief, check out my producer’s checklist for a smooth voiceover session. Or hop on a discovery call with me to talk more about your project.

Filed Under: Session Stories Tagged With: commercial voiceover, conversational read, directing voice actors, professional female voice talent, VoiceActor, voiceover, voiceover brief, voiceover direction

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