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Le piège de la pensée de rareté : le travail créatif pigiste n’est pas un jeu à somme nulle

January 14, 2026 by AlisonP Leave a Comment

Par Alison Pentecost — Artiste voix off et animatrice de Pigiste pas Figiste

Si tu es pigiste créatif·ve — que tu travailles en production vidéo, en audio, en design, en animation, en marketing ou en voix hors champ — il y a de fortes chances que tu aies déjà ressenti ça.

Cette petite voix persistante qui te souffle que les opportunités sont limitées.
Que si quelqu’un d’autre décroche le contrat, signe avec le client ou reçoit la reconnaissance…
il doit forcément rester 
moins de place pour toi.

Cette façon de penser a un nom : la pensée de rareté.
Et même si elle est très répandue chez les pigistes créatifs, elle est aussi profondément trompeuse.

C’est quoi, la pensée de rareté en pigiste créatif?

La pensée de rareté, c’est croire que le travail créatif est en quantité limitée — et que le succès est quelque chose pour lequel il faut se battre.

Ça se manifeste souvent par :

  • La comparaison constante avec d’autres créateurs

  • Le doute envers ton travail ou tes tarifs

  • L’impression d’être « en retard », « pas assez bon·ne » ou de manquer une formule secrète

  • Le sentiment qu’il y a un petit groupe de personnes “choisies”, pendant que tout le reste cogne sur une porte barrée

La pensée de rareté, ça s’apprend.

Elle naît souvent de :

  • Revenus pigistes irréguliers

  • Périodes creuses entre les contrats

  • Voir d’autres créateurs « exploser du jour au lendemain » pendant que toi, tu continues à travailler fort, lentement mais sûrement

Avec le temps, ça peut donner l’impression qu’il existe un système caché qui décide qui réussit… et qui reste sur le banc.

Mais voici la vérité — qu’elle te rassure ou te dérange :

Le pigisme créatif ne fonctionne pas comme ça.

Il n’y a pas de conseil secret des gardiens.
Pas de cabale cachée.
Pas de liste invisible qui décide qui a droit au succès.

La réalité est beaucoup plus chaotique…
et beaucoup plus ouverte que la pensée de rareté voudrait te faire croire.

Pourquoi la pensée de rareté te freine en affaires

La pensée de rareté influence discrètement ta façon de te présenter dans ton entreprise.

Elle te fait croire que les industries créatives sont des échelles à gravir, alors qu’en réalité, ce sont des écosystèmes.

Il n’y a pas un seul chemin valide.
Il n’y a pas une seule définition du succès.

Oui, les tendances existent.
Certains styles visuels, formats, sons ou plateformes deviennent populaires — surtout en marketing, en vidéo et en audio.

Mais les tendances changent toujours.

Quand tu les poursuis par peur plutôt que par curiosité :

  • Tu te retrouves à faire un travail que tu n’aimes même pas

  • Tu finis par sonner ou paraître comme tout le monde

  • Tu sautes sur les modes par panique plutôt que par stratégie

La pensée de rareté rétrécit tes décisions. Elle mène à :

  • Sous-facturer par peur de perdre le contrat

  • Trop travailler parce que tu te sens remplaçable

  • Dire oui à des projets qui t’épuisent

  • Copier les autres au lieu de faire confiance à ta propre voix

Et l’un des plus gros coûts?

La comparaison.

Quand tu passes ton temps à surveiller ce que font les autres, tu arrêtes d’expérimenter.
Et c’est pourtant dans l’expérimentation que la croissance créative se produit vraiment.

La pensée de rareté ne te protège pas.
Elle ne rend pas ton entreprise plus sécuritaire.
Elle te garde simplement… petit·e.

Une façon plus durable de bâtir ton entreprise créative

Alors si la pensée de rareté ne t’aide pas… qu’est-ce qui la remplace?

Pas l’optimisme aveugle.
Pas la pensée magique.
Et certainement pas le déni.

Ce qui la remplace, c’est une pensée d’abondance ancrée dans l’action.

Penser en abondance, ça veut dire croire que :

  • Il y a de la place pour plusieurs styles créatifs

  • Le travail créatif n’est pas une question d’être « le·la meilleur·e », mais d’être la bonne personne pour le bon moment, le bon client, le bon besoin
  • Ton rôle n’est pas de remplacer quelqu’un d’autre, mais de te présenter clairement comme toi

Et oui —
l’authenticité est une stratégie d’affaires.

Tu peux soutenir être toi-même.
Tu ne peux pas soutenir jouer un rôle.

Plus tu es clair·e sur ce que tu fais — et comment tu le fais —
plus il devient facile pour les bons clients de te trouver.

L’authenticité crée de la clarté.
La clarté attire l’alignement.

Concrètement, ça ressemble à :

  • Revenir dans ta propre voie quand la comparaison s’installe

  • Soutenir les autres sans t’effacer

  • Partager ton travail même quand il n’est pas parfait

  • Bâtir des relations plutôt que de protéger tes idées comme si elles étaient rares

Tu n’as pas choisi le pigisme créatif pour te fondre dans la masse.
Tu l’as choisi pour exprimer quelque chose de précis.

Il n’y a pas de course à gagner.
Il y a simplement une direction à continuer de suivre.

Continue d’avancer.
Continue de créer.
Il y a de la place pour toi —
exactement comme tu es.


Cet article est inspiré d’un épisode de mon balado Pigiste pas Figiste, où je combine de courts entraînements avec des conversations honnêtes sur la création d’une entreprise créative durable. Si tu travailles en production vidéo, en audio ou dans n’importe quel domaine créatif — et que tu veux des conseils d’affaires sans la culture du hustle — tu es à la bonne place.

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Energie du premier jour : Reset du Nouvel An pour le corps et le business

January 7, 2026 by AlisonP Leave a Comment

Par Alison Pentecost — Artiste voix off et animatrice de Pigiste pas Figiste

Un reset ne veut pas dire repartir à zéro

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de nouveaux départs.
Ou plutôt… de 
resets.

Parce que non, tu n’as pas besoin de tout démolir et de recommencer à zéro pour ressentir des doutes, des papillons ou de l’incertitude. Tu peux vivre tout ça même quand tu as de l’expérience. Même quand tu travailles déjà. Même quand, objectivement, « ça va bien ».

Je le ressens aussi.

Nouvelle année. Nouveaux plans.
J’explore de nouvelles avenues dans mon entreprise de voix off.
Je ferme des portes qui ne fonctionnaient plus (allo le doute!).
Je m’avance vers de nouveaux territoires (allo la peur!).

Rester immobile, attendre que ça passe ou rester confortable, ça ne fait pas grandir une entreprise pigiste — surtout pas une entreprise créative comme la voix off. Alors j’ai dû apprendre à avancer avec les nerfs. À m’adapter. À pivoter. À réévaluer. Et à continuer.

Si tu te sens nerveux·se — ou franchement stressé·e — à l’idée d’un nouveau virage dans ta carrière freelance, bienvenue dans le club. C’est une réaction normale. Et même saine.

Et si aujourd’hui n’était pas juste une autre journée de travail, une autre audition, une autre résolution de janvier?

Et si c’était… le Jour Un?

Ce jour-ci.
Ce geste-là.
Cette sensation dans ton corps, là, maintenant.

Ce qu’on oublie trop souvent en tant qu’adulte: Tu as le droit d’être mauvais·e au début.

« Oui, mais être mauvais·e, c’est gênant… »

Soyons honnêtes.

Tes premières auditions de voix off? Probablement pas glorieuses.
Tes premiers démos, montages, courriels marketing, reels, sites web? Un peu maladroits.
Tes premières tentatives dans n’importe quoi de nouveau? Souvent awkward.

Il y a parfois des éclairs de génie — des petits diamants bruts — mais, la plupart du temps, c’est brouillon.

Et tu sais quoi?
C’est une excellente nouvelle.

Parce que si tout le monde est mauvais au début, la pression tombe. Tu n’as pas besoin d’attendre d’être prêt·e. Tu as juste besoin de commencer. Et commencer, c’est la seule façon que quelque chose s’améliore.

Voici une autre vérité importante quand on veut bâtir une entreprise créative durable :

Quand tout devient automatique — quand tu pourrais presque faire tes auditions, tes lectures ou ton marketing en pilote automatique — c’est souvent un signe qu’il est temps de changer quelque chose.

Parce que quand tu fais ça à moitié :

Est-ce vraiment ton meilleur travail?
Est-ce que c’est ce que tes clients méritent?
Est-ce que c’est pour ça que tu as choisi la vie freelance?

Les papillons que tu ressens avant un contrat?
Avant un entraînement?
Avant d’essayer quelque chose de nouveau?

Ce n’est pas un problème.

C’est un signal.

Ça veut dire que tu t’en soucies.
Que tu es challengé·e — pas ennuyé·e.
Que tu es vivant·e dans le processus.

Mais c’est aussi là que la honte peut s’installer.

Tous les « je devrais » :

  • Je devrais être plus avancé·e.

  • Je devrais être plus confiant·e.

  • Je devrais avoir lancé ça depuis longtemps.

Voici un petit changement qui fait une énorme différence :
Remplace 
« je devrais » par « je préférerais ».

Je préférerais être plus constant·e.
Je préférerais me sentir plus confiant·e.
Je préférerais avancer.

C’est très différent de te rabaisser parce que tu n’es pas encore rendu·e à un endroit où tu n’as jamais été.

J’ai appris ça à la dure quand j’ai lancé Pigiste pas Figiste. J’avais un plan. Un échéancier. Une belle date limite logique… jusqu’à ce que la vraie vie débarque.

Le travail. La famille. Des courbes d’apprentissage que je n’avais pas vues venir.

J’ai manqué mon propre deadline et je me suis sentie coupable — alors que je n’avais jamais lancé de podcast avant.

Est-ce que je parlerais comme ça à une amie?
Ou à un de mes enfants pendant qu’ils apprennent quelque chose de nouveau?

Jamais.

En tant qu’adultes, on oublie comment l’apprentissage fonctionne. Les enfants tombent, vacillent, ont l’air un peu ridicules… et continuent. Les adultes, eux, ont peur d’être observés.

Petit rappel amical :
La plupart des gens ne regardent pas.
Ils sont trop occupés avec leur propre vie.

Alors laisse ça aller.

La croissance demande des échecs.
La créativité demande du courage.
Et rire aide beaucoup plus que la honte.

Un reset concret pour ton entreprise

Alors, qu’est-ce qu’on fait avec tout ça, surtout comme pigiste créatif·ve qui veut bâtir quelque chose de durable?

D’abord : gère tes attentes.

La vie freelance, ce n’est pas un emploi salarié. Personne ne prend la relève si tu ne coches pas tout sur ta liste. Ton énergie est limitée. Tu es un être humain.

Démarrer une entreprise freelance, c’est un peu comme avoir un nouveau-né :

Si l’essentiel est fait, la journée est une victoire.

Certains jours, tu es impeccable, prêt·e pour les clients.
D’autres jours, tu es en pantalon mou, à manger des céréales au-dessus de l’évier.

Les deux comptent.
Les deux font avancer l’entreprise.

Oui, tu as besoin d’un plan.
Oui, tu as besoin de listes.
Mais tu as aussi besoin de 
souplesse.

Les ajustements de parcours ne sont pas des échecs. Ils font partie du chemin.

Alors voici ton reset de début d’année, version simple :

  • Traite aujourd’hui comme le Jour Un, pas comme un test.

  • Laisse-toi être mauvais·e pendant que tu apprends.

  • Change les choses quand ça devient stagnant.

  • Accueille les papillons.

  • Parle-toi comme tu parlerais à quelqu’un que tu aimes.

  • Continue d’avancer, même si c’est plus lent que prévu.

Tu n’as pas besoin d’un départ parfait.
Tu as juste besoin d’un départ 
honnête.

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Corps fort, vision claire, entreprise solide : bâtir un plan d’affaires

December 31, 2025 by AlisonP Leave a Comment

Par Alison Pentecost, comédienne voix off bilingue et animatrice du balado Pigiste pas Figiste

Pourquoi les pigistes créatifs ont besoin d’un plan d’affaires (oui, toi aussi)

OK. On se recentre.
Nouvelle année. Nouvelle énergie. Nouvelle clarté.

Dans le plus récent épisode de Pigiste pas Figiste, l’entraînement est axé sur l’effort et l’intention — et tes objectifs d’affaires méritent exactement la même énergie.

Tu as sûrement des objectifs pour cette année.
Peut-être très clairs. Peut-être encore un peu flous.

Mais même avec la motivation, la discipline et le talent — et si tu es ici, tu as les trois — les objectifs ne se transforment pas en résultats par magie.

Ça prend un plan.

Pas un document corporatif de 40 pages.
Pas quelque chose de rigide qui t’enferme.

Un plan d’affaires clair et flexible qui définit :

  • où tu t’en vas

  • comment tu sauras si ça fonctionne

  • et ce qui n’a pas sa place sur ton chemin

Pendant des années, j’ai évité ça. J’improvisais.
Parfois, ça marchait. D’autres fois… beaucoup moins.
Et cette inconstance-là, c’est épuisant.

La vie n’offre aucune garantie — seulement des risques qui valent la peine d’être pris.
Tu ne peux pas contrôler les résultats, mais tu peux contrôler ton 
focus, tes efforts et la fréquence à laquelle tu réévalues ta direction.

Le succès, ce n’est pas suivre l’algorithme ou copier la stratégie de quelqu’un d’autre.
C’est définir ce que « assez » veut dire 
pour toi — et bâtir ton entreprise avec intention.

Le coût caché des distractions (alias les fuites d’énergie)

Quand on parle de concentration, on pense souvent aux distractions évidentes :
le téléphone, les notifications, le défilement sans fin.

Mais pour les pigistes créatifs — et particulièrement les artistes voix off — les distractions sont souvent plus sournoises.

Elles prennent la forme de :

  • projets qui ne cadrent pas avec tes objectifs à long terme

  • clients qui te vident plus d’énergie qu’ils n’en rapportent

  • stratégies marketing que tu devrais faire, mais que tu détestes
  • tâches « occupantes » qui donnent l’impression d’avancer sans créer de vrais résultats

  • passer des heures à peaufiner ton logo au lieu d’envoyer des auditions ou des propositions

  • te comparer constamment aux autres créatifs

Tout ça?
Oui. Je suis passée par là. Plus d’une fois.

Voici la règle que je me répète souvent :
Si quelque chose ne te rapproche pas de ton objectif —
ou ne soutient pas ton bien-être pour te permettre de l’atteindre —
c’est une distraction.

Ton énergie est une ressource limitée.
La façon dont tu l’utilises fait toute la différence.

Des créatifs concentrés livrent un meilleur travail.
Des systèmes clairs mènent à de meilleures collaborations.
Une entreprise durable profite à tout le monde.

Comment bâtir un plan d’affaires simple et efficace

C’est ici que bien des gens compliquent inutilement les choses. Alors, faisons l’inverse.

Un plan d’affaires pour pigiste créatif doit être simple, concret et réaliste.
Quelques pages. Pas une thèse.

Voici une structure que tu peux vraiment utiliser.

1. Ta vision

Pose-toi ces questions :

  • À quoi veux-tu que ta vie professionnelle ressemble?
  • Quels types de projets t’allument vraiment?

  • Avec quels genres de clients as-tu envie de travailler?

En voix off, c’est essentiel. Dire oui à tout mène vite à l’épuisement.

2. Ton offre

Sois clair :

  • Qu’est-ce que tu vends exactement?

  • Quel problème tu règles pour le client?

  • Quelle valeur concrète reçoit-il?

3. Ton marché et ton positionnement

  • Qui a le plus besoin de tes services?

  • Comment te démarques-tu naturellement, sans forcer une niche qui ne te ressemble pas?

  • Où se trouvent tes meilleurs clients?

4. Tes chiffres

Rien de compliqué, juste de l’honnêteté :

  • objectifs de revenus

  • dépenses de base

  • volume de contrats ou taux de réservation requis

  • capacité réelle de temps

Des indicateurs simples, revus chaque mois, valent mieux que des projections parfaites jamais regardées.

5. Tes systèmes

Note :

  • comment les gens te trouvent

  • comment tu accueilles les clients

  • comment tu livres ton travail

  • comment tu fais le suivi

Même une version très minimale de ces cinq sections te donne plus de clarté que ce que la majorité des pigistes prennent le temps de faire — et ça te donne une longueur d’avance.

Et rappelle-toi :

  • tu peux ajuster le plan

  • le réécrire

  • ou laisser tomber certaines parties si elles ne te servent plus

Le but, ce n’est pas la rigidité.
C’est
avoir une direction claire.

Prochaines étapes (simple et efficace)

  1. Visualise clairement ton objectif et mets-le quelque part où tu le verras souvent.

  2. Identifie une seule distraction à éliminer cette semaine. Une seule.
  3. Esquisse un plan d’affaires d’une page avec les cinq sections ci-dessus.

  4. Observe ce que tu fais réellement (le comportement réel > l’idéal).

  5. Ajuste avec curiosité, pas avec honte.

C’est ton chemin — pas celui de quelqu’un d’autre.

Tu as le droit de vouloir de grandes choses.
Tu as le droit de prendre ta place.
Tu as le droit de bâtir une entreprise — et un corps — dont tu es fière.

Entraînons-nous avec intention.
Travaillons avec clarté.
Faisons de cette année la plus focus et productive à ce jour.

Filed Under: Pigiste pas Figiste Tagged With: business voix hors champ, carrière voix off, développement professionnel, entreprise pigiste créatif, exercice, pigiste, Pigiste pas Figiste, plan d’affaires artiste voix off, voix féminine, voix hors champ Montréal, voix-off

Les pros créatifs sont épuisés (et on fait semblant que non)

December 10, 2025 by AlisonP Leave a Comment

Je vais être honnête avec toi, cher·ère pigiste :
On. Ne. Se. Repose. Pas. Assez.

On se raconte qu’on dort “assez”.
On prétend qu’on peut continuer à pousser.
On agit comme si tout allait bien.

C’est faux.

Moi aussi, j’essaie d’être au lit à 23h. Je sais que je suis une personne du matin. Mais c’est toujours plus proche de minuit… et je le paie cher le lendemain. Pas parce que je suis faible — parce que je suis surchargée.

Et si tu travailles en création — voix, design, écriture, montage, animation — tu vis probablement la même chose.

La surcharge mentale des pigistes créatifs

Les professions créatives viennent avec un bruit de fond mental constant :

  • projets clients

  • réseautage

  • marketing

  • formation continue

  • infolettres (tellement de infolettres)

  • tutos YouTube qu’on promet de regarder “un jour”

Un moment donné, j’avais un dossier avec 100+ infolettres que je pensais « devoir absolument lire ».
Je l’ai supprimé un an plus tard.
Je n’ai rien manqué.

Ce n’était pas du mauvais contenu. Je n’avais juste pas temps ni la capacité mentale.
Toi non plus.

Quand les soirées tardives deviennent la norme, ce n’est pas de la productivité.
C’est un signe que ton 
budget de temps (oui, comme un budget d’argent) a besoin d’un sérieux réalignement.

Même de l’information géniale et pertinente finit par nous écraser si on essaie de tout consommer.

Parce que soyons réalistes :
Si on lisait vraiment tout ce qu’on sauvegarde…
Quand est-ce qu’on travaillerait? Quand est-ce qu’on se reposerait?

Pas surprenant que nos cerveaux n’arrivent plus à se calmer le soir.

À la place, on vit :

❌ pensées intrusives
❌ listes de tâches infinies
❌ doomscrolling
❌ anxiété
❌ mauvais sommeil
❌ brouillard mental le lendemain

Et ça, ce n’est pas un échec personnel.
C’est un système nerveux épuisé.

Les talents voix hors champ, des rédacteur·trices, designer·ses, monteur·ses vidéo ou tout autre expert·e créatif, sache ceci :

➡️ La qualité du travail repose directement sur la qualité du repos.

La créativité ne survit pas à l’épuisement.
Elle rapetisse.

Le repos, c’est du carburant (et oui — les clients vont remarquer)

Que tu sois voix off, designer graphique, rédacteur, animateur 2D/3D, ou monteur vidéo, ton travail dépend de ton cerveau.

Sans repos :

  • ton rythme ralentit

  • ta créativité diminue

  • ta résilience émotionnelle chute

  • tes décisions deviennent douteuses

Si tu as déjà réécrit la même phrase cinq fois…
Ou réenregistré la même ligne parce que “ça sonne pas correct”…
Ou regardé ton écran comme s’il te doit de l’argent…

Tu sais exactement de quoi je parle.

Parfois la solution, ce n’est pas “pousser plus fort”.
C’est 
aller dormir.

Et parlons des réseaux sociaux.

Tu n’as pas besoin d’être partout.

Un tas de profils abandonnés ne t’amènent pas de clients.
Ils t’amènent juste :

  • du stress

  • de la culpabilité

  • du bruit mental

Être sélectif libère ton cerveau.
Et un cerveau plus calme = un meilleur sommeil = un meilleur travail créatif.

Tes clients voient — et entendent — la différence.

Le sommeil n’est pas un luxe.
C’est une 
stratégie d’affaires.

Comment mieux dormir quand on est pigiste créatif — version réaliste

Voici quelques habitudes simples qui aident ton système nerveux à ralentir, pour mieux dormir… et mieux créer demain.

1. Laisse aller ton téléphone.

Oui, même la tablette.
Lire un roman ? Ok.
Lire tes courriels ? Non.

2. Réduis la stimulation 30–60 minutes avant le dodo.

  • Tamise les lumières

  • Baisse le volume

  • Garde ton entraînement plus intense pour le matin

3. Crée un rituel du soir qui t’éloigne consciemment du travail.

  • ferme tes onglets de boulot

  • désactive les notifications

  • laisse les réseaux sociaux pour demain

  • mets une ambiance musicale relaxante

  • fais un peu de mobilité ou d’étirements

Ton corps est le moyen le plus rapide de dire à ton cerveau :
« Tu peux ralentir maintenant. »

4. Permission.

Je te donne ma permission pour que tu te donnes la tienne :

➡️ Va te coucher.

Même si la to-do n’est pas finie.
Même si tu te sens “en retard”.
Même si tu n’as pas “assez fait”.

On ne gagne pas le droit de se reposer.
On en a 
besoin.

Et ce repos profite aussi à tes clients :
ils récupèrent la version la plus créative, la plus fraîche, la plus disponible de toi.

5. Quand l’anxiété monte : gratitude.

Quand mon cerveau s’emballe, je me concentre sur ce qui n’est pas en train d’aller mal :

  • pas de crise de santé

  • pas d’insécurité alimentaire

  • pas de catastrophe financière

Tu peux aussi penser à ce qui va bien dans ton entreprise et dans ta vie perso.

La gratitude apaise le système nerveux.
La perspective calme l’esprit.

Dernière pensée

C’est correct de ne pas lire tous les conseils.
C’est correct de ne pas être présent·e partout.
C’est correct de choisir le repos plutôt que la performance.

Le travail créatif est un marathon.
Le sommeil t’aide à rester dans la course.

Pour la version balado va voir Pigiste pas Figiste.

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Sors de ta bulle : pourquoi les pigistes ont besoin de socialiser

November 19, 2025 by AlisonP Leave a Comment

Le piège de la solitude chez les pigistes créatifs

L’une des principales raisons pour lesquelles j’ai lancé mes balados Pigiste pas Figiste et Freelance Fitness  — à part le fait que j’ai besoin moi aussi de me rappeler tous ces bons conseils — c’était pour bâtir une communauté.
Alors, si tu me croises un jour en studio, dans un atelier, une conférence ou un événement… viens me dire bonjour! J’adore jaser (le vrai défi, c’est de m’arrêter).

Mais soyons honnêtes : se faire des amis, ou même des connaissances professionnelles, à l’âge adulte, c’est pas évident. Et le travail en solo, surtout en voix, peut devenir solitaire.

Notre job consiste littéralement à s’enfermer dans une petite pièce rembourrée pour parler… à soi-même. Même quand j’enregistre en studio, on m’isole dans ma cabine insonorisée pendant que tout le monde se retrouve dans la régie. Si j’ai de la chance, il y a une fenêtre. Parfois, même pas. Charmant, non?

Mes ami·es auteur·es, designers, illustrateurs — je sais que vous comprenez. Longues heures, écouteurs sur la tête, pas de collègues à proximité. Et oui, plusieurs d’entre nous préfèrent ça! Être pigiste, c’est savoir travailler seul, gérer son horaire et garder le cap.
Mais même si tu adores la solitude, 
ta santé mentale, ta créativité et ta confiance ont besoin de connexion humaine.

Pourquoi la connexion nourrit ton travail de voix

On le sait tous: rencontrer un client, ça ne compte pas. Jaser pendant une session d’enregistrement non plus — pas quand il y a un contrat entre vous. Ce sont des échanges cordiaux, oui, mais ce n’est pas de la vraie connexion.

Quand tu échanges avec d’autres artistes voix ou pigistes créatifs en dehors du travail, tu gagnes bien plus que de la compagnie.
Tu gagnes 
du recul, de l’inspiration et de nouvelles idées.
C’est aussi une façon d’apprendre, de partager des astuces sur l’industrie de la voix, et d’améliorer ta façon de promouvoir ton travail.

Et socialiser change ta « face ». Pas celle du sourire forcé, mais l’énergie que tu apportes à tes séances, à tes auditions, à ta communauté.
C’est ce que j’appelle la 
présence intentionnelle : arriver ancré·e, confiant·e, vrai·e.

Et pour les femmes, surtout dans les milieux créatifs, c’est un geste puissant :
revendiquer ton espace, t’affirmer sans t’excuser.
Ton expérience compte. Ton histoire compte.
Et ta voix compte.

Comment recréer du lien (sans tomber dans le “réseautage”)

Concrètement, comment on fait?
Peut-être que ça fait des années que tu n’as pas eu à te faire de nouveaux amis.
Ou tu viens d’emménager dans une nouvelle ville. Je comprends.
Avant de me lancer en voix, j’étais une maman à la maison, loin de mes proches et de mes repères.

Alors si tu ne sais pas par où commencer, voici quelques idées pour t’y remettre tout doucement :

  1. Joins-toi à un groupe d’imputabilité ou de coworking.
    Essaie une session virtuelle ou un café créatif local. Tout le monde est là pour avancer sur ses projets — et naturellement, les conversations se créent. Ces petits cercles sont de l’or pour les pigistes et artistes voix.
  2. Écris à un·e collègue chaque semaine.
    Pas de pitch, pas d’agenda. Juste un coucou.
    Commente leur dernier projet, demande de leurs nouvelles, ou propose un café virtuel. Une connexion par semaine suffit pour bâtir des liens authentiques.
  3. Montre-toi là où tes pairs se rassemblent.
    Une conférence VO, un meetup local, un groupe Facebook pour pigistes… commence par écouter, puis participe peu à peu.
    La familiarité crée le confort — et le confort, la confiance.
  4. Mélange espaces pro et sociaux.
    Rejoins un club de course, un cours de poterie ou la gang du parc à chiens. Ces lieux “hors travail” mènent souvent à de vraies amitiés, et parfois, à des collaborations inattendues.

Être pigiste, ce n’est pas être seul.e.

Que tu sois artiste voix, auteur·e ou créateur·rice indépendant·e, tu fais partie d’une grande communauté — des gens qui créent, qui s’adaptent et qui avancent ensemble.

Alors vas-y. Connecte-toi. Sois génial·e.
Ta voix, et ton entreprise, n’en seront que plus fortes

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