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Pigiste pas Figiste

Burnout assuré : le piège du pigiste-martyr

October 8, 2025 by AlisonP Leave a Comment

Parlons de martyr.
Ça sonne intense, non? Pourtant, en freelance (et même en mise en forme), ça revient plus souvent qu’on le pense. Surtout quand les gens étalent tous les sacrifices qu’ils font pour livrer leurs projets à temps.

Honnêtement? Personne ne s’en soucie vraiment.
Bon, ta famille s’en soucie, oui. Mais tes clients? Pas vraiment. Ils ont déjà leurs propres échéances, leurs propres tracas. Que tu leur racontes que t’as passé la nuit blanche pour finir leur mandat, ou que tu souffres en silence en espérant un bonus karmique… ça ne change pas grand-chose à la façon dont ils te perçoivent.

Le mythe du pigiste surmené

On entend souvent que pour réussir en freelance, il faut prouver qu’on travaille plus que les autres, qu’on est toujours disponible, qu’on place nos clients avant notre santé et notre famille. Mais soyons honnêtes : les clients ne donnent pas de points de mérite pour ton épuisement.

Personne ne va te féliciter parce que tu dors cinq heures par nuit. Aucun client ne t’applaudit parce que tu publies une photo de toi courbé sur ton portable à la plage, ou au parc pendant que tes enfants jouent. Peut-être que tu vas récolter quelques « j’aime », mais dans deux secondes, les gens auront déjà passé à autre chose.

Ce qui compte vraiment pour tes clients, c’est simple : que ton fichier arrive dans leur boîte de réception à temps, avec une qualité qui répond ou dépasse leurs attentes. C’est tout.

Le prix du sacrifice permanent

Une soirée de travail jusqu’à 2 ou 3 h du matin? Ça arrive. Mais si c’est ta marque de commerce, tu récoltes surtout de la fatigue.

Pour les pigistes qui travaillent avec des clients dans différents fuseaux horaires (les artistes voix comme moi le savent très bien), la tentation est grande de croire qu’il faut être « toujours là », parce qu’il est toujours 9 h quelque part. Mais couper ton sommeil, sauter des repas, ou sacrifier du temps avec ta famille, ça ne tient pas à long terme.

Le manque de sommeil, ça ne mine pas juste ta santé : ça affecte aussi ton entreprise, ta créativité et tes relations. Dormir n’est pas optionnel. C’est essentiel : pour récupérer, pour rester concentré, pour être à ton meilleur. Je le dis souvent à mes ados : « tu sauras que t’es un vrai adulte quand tu vas avoir hâte d’aller te coucher ». Et oui, ils vont découvrir que j’ai raison.

De mon côté, j’ai appris qu’il me faut au moins six heures de sommeil pour fonctionner, et idéalement 7-8. Si j’essaie de tirer la couverte plus courte, je ne suis pas plus productive. Je suis grognonne, déconcentrée, et je n’offre pas mon meilleur travail. Les clients ne m’engagent pas pour être un zombie. Ils m’engagent pour apporter de l’énergie et de la créativité à leurs projets.

Professionnalisme ≠ martyr

Le surmenage « performatif », c’est un piège. Si ton énergie est à son max à minuit, parfait. Mais demande-toi : quel message tu envoies quand tu fais exprès d’en parler?

Beaucoup de pigistes croient qu’en « allant au-delà » de manière extrême, ils vont impressionner leurs clients. Mais souvent, ça établit surtout une nouvelle norme irréaliste… et tu finis pris au piège.

Rappelons-nous : on est des pigistes créatifs, pas des chirurgiens cardiaques. On n’a pas besoin d’être disponibles 24/7. Ce qui fidélise les clients et génère des références, ce n’est pas la souffrance : ce sont les systèmes. Des processus fiables. Une communication claire. Une constance dans la livraison.

Alors va jouer avec tes enfants. Sors souper avec des amis. Dors un vrai huit heures. Si tu veux partager quelque chose en ligne, partage ça.
Tes clients ne veulent pas de martyrs. Ils veulent des partenaires capables de livrer du bon travail sur la durée.

Ne prouve pas combien tu peux endurer. Prouve combien ton travail peut durer.

Musique, exercice et conseils: écoute mon balado Pigiste pas Figiste.

Filed Under: Pigiste pas Figiste Tagged With: business, exercice, fitness, pigiste, voix-off

Stats utiles, pas ultimes : garde le contrôle de ton entreprise

October 1, 2025 by AlisonP Leave a Comment

On parle beaucoup de chiffres dans le travail créatif en freelance.
Revenus. Pistes. Abonnés. Trafic web.

Un peu comme en mise en forme : poids, répétitions, fréquence cardiaque.

Et oui, ces chiffres-là ont leur importance. Ils nous aident à mesurer nos progrès et à voir si le plan fonctionne.
Mais voilà le hic : 
aucun chiffre, pris seul, ne raconte toute l’histoire.

Tu peux avoir une explosion d’abonnés sans aucun client payant.
Ou atteindre un nouveau record à l’entraînement et quand même te sentir fatigué·e.

Les chiffres sont un outil. Mais ils ne sont pas toute la vérité.

Le rôle des métriques

Les chiffres nous donnent du feedback. Ils montrent si une stratégie nous rapproche de nos objectifs.

Quand j’ai lancé mon podcast Pigiste pas Figiste, je n’ai pas juste appuyé sur « rec » en espérant que ça marche.
J’ai fait une liste de toutes les étapes nécessaires pour produire un épisode : écriture, enregistrement, montage, mixage, diffusion. Et j’ai ajusté au fur et à mesure.
C’est ça, la constance : un processus.

Mais un processus sans métriques, c’est avancer les yeux fermés.
Il faut des objectifs clairs, mesurables et atteignables pour savoir si nos efforts rapportent vraiment. Sinon, on ne fait que deviner.

Tes revenus mensuels ont-ils augmenté depuis ton dernier changement?
Tu conclus plus de mandats?
Ton nouveau logiciel te fait-il vraiment gagner du temps?

Les métriques aident à répondre à ces questions.

Le danger de l’obsession

Le problème, c’est quand on se met à obséder sur un seul chiffre.

Je suis déjà tombée dans ce piège.
Je regardais surtout les impressions et les « j’aime ».
Un post viral donne un petit boost d’ego, mais dans mon domaine (la voix hors champ), ça mène rarement à de vrais contrats.

C’est seulement quand j’ai commencé à écrire pour mon public cible, les gens qui ont réellement le pouvoir d’embaucher une voix, que j’ai vu de vrais résultats. Moins de likes, mais plus de clients.

Voici pourquoi un seul chiffre peut être trompeur :

  1. Les chiffres ne mesurent pas la qualité. 10 000 impressions ne valent pas grand-chose sans engagement réel.

  2. Le contexte compte. Dix écoutes de démo par les bons clients valent mieux que 100 visites aléatoires.

  3. Un seul indicateur peut déformer ton focus. Tu risques d’ignorer la vue d’ensemble.

  4. La santé d’une entreprise est multidimensionnelle. Revenus, clients réguliers, efficacité, réputation… tout compte.

  5. Les chiffres fluctuent naturellement. Algorithmes, saisons… inutile d’attacher ton humeur à ces montagnes russes.

Une approche équilibrée

Alors, comment profiter des chiffres sans leur laisser le contrôle?

  1. Suis l’essentiel. Choisis 2 ou 3 métriques qui comptent vraiment. Pas besoin de tout mesurer.

  2. Vérifie régulièrement, pas obsessivement. Une fois par semaine ou par mois, c’est assez.

  3. Combine données et ressenti. Est-ce que les chiffres reflètent vraiment comment tu sens ton entreprise?
  4. Reste flexible. Être pigiste, c’est comme viser une cible en mouvement : essais, erreurs, ajustements.

  5. Cherche de la perspective. Demande à tes pairs comment eux évaluent leur progrès. Parfois, ça aide à voir la forêt quand tu es coincé·e dans les arbres.

En fin de compte, les chiffres devraient fonctionner comme un tableau de bord, pas comme un voyant rouge qui clignote.
Ils te guident, mais ils ne te définissent pas.

Être pigiste, c’est itératif, un peu comme créer une recette : tu essaies, tu ajustes, tu améliores. Même si ça « ne marche pas », tu as appris, récolté des données, et avancé plus loin que le point de départ.

Alors oui, garde un œil sur tes chiffres. Mais ne les laisse pas mener le bal.

Et toi, quel est le chiffre le plus difficile à ne pas laisser t’obséder dans ton entreprise freelance?

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De l’atelier à l’action : Intégrer enfin tes nouvelles compétences

September 24, 2025 by AlisonP Leave a Comment

La formation continue, c’est dans notre ADN de pigistes.

On s’inscrit à des ateliers, on met nos logiciels à jour, on engage des coachs, on assiste à des conférences… parce qu’on sait que nos industries évoluent sans arrêt. Personne ne veut devenir le dinosaure qui disparaît.

Mais il y a un défi qu’on oublie trop souvent :

Comment intégrer tout ce nouveau savoir dans ton quotidien de travail?

On est tous passés par là.
Tu investis du temps et de l’argent dans une super formation, tu télécharges un nouveau logiciel flambant neuf, ou tu reviens d’une conférence du week-end la tête pleine d’idées. Le lundi arrive, les courriels de clients s’accumulent, les projets urgents reprennent le dessus… et l’“intégration” se fait pousser dans un coin du bureau — puis oubliée.

Six mois plus tard, la culpabilité embarque.
Je vais être honnête : j’ai assisté à VO Atlanta l’an dernier, et je n’ai pas encore regardé une seule des captations des sessions. Pas une. Et oui, je continue à me dire que je vais les écouter avant la prochaine conférence. Je suis aussi coupable que toi.

Alors, pourquoi ce fossé est si important?

  • Apprendre sans pratiquer s’évapore vite. L’effet “wow” d’un atelier disparaît rapidement si tu ne le mets pas en action.
  • Une compétence s’ancre seulement quand tu l’appliques. C’est comme ça qu’elle devient un réflexe.
  • L’intégration construit la confiance. Dès que tu utilises un nouvel outil dans un vrai mandat, tu arrêtes de douter de toi.
  • Ton investissement rapporte. Ton argent et ton temps portent fruit seulement quand les acquis s’intègrent à ton workflow.

Et pourtant, on le sait : la vie de pigiste est occupée. Entre la prod, l’admin et la croissance, ça déborde. Ajoute à ça l’anxiété, et la pression monte encore plus. (Crois-moi, mon cerveau a déjà fait le scénario catastrophe “et si mon ordi plante en plein enregistrement?” plus d’une fois.)

La bonne nouvelle? L’intégration n’a pas besoin d’être écrasante. Voici des pistes concrètes pour passer du savoir au faire:

Six étapes pour passer du Workshop au Workflow

1. Changer de mindset
Arrête de voir la pratique comme du “travail en plus.” Considère-la comme une partie de ton mandat. Teste un élément appris directement dans un projet réel, même si ça ne reste pas dans le livrable final.

2. La micro-pratique bat les marathons
Oublie le fameux “après-midi libre.” Dix minutes de pratique ciblée suffisent. Fais des “sprints de compétences” : un raccourci, une fonction, un exercice vocal. Et c’est réglé.

3. Prioriser et filtrer
Après une formation, choisis 
trois apprentissages à appliquer. Pas trente. Demande-toi : qu’est-ce qui est utile tout de suite? Qu’est-ce qui peut attendre?

4. Bloquer du temps d’intégration
Mets 30 minutes par semaine dans ton agenda pour un “laboratoire d’intégration.” Protège ce temps-là comme une vraie date de livraison.

5. Se créer de la reddition de comptes
Dis à un pair ce sur quoi tu travailles. Note tes progrès dans un carnet ou une appli. Voir l’évolution, ça motive.

6. Se donner de la compassion
Avoir de la misère avec un nouvel outil, ce n’est pas un échec — c’est une preuve que tu apprends. Même une intégration partielle, c’est déjà un pas en avant.

Les bénéfices

Quand tu intègres régulièrement tes nouvelles connaissances à ton workflow :

  • Tu réduis la culpabilité.
  • Tu augmentes ta confiance.
  • Tu bâtis une entreprise de pigiste plus solide et prête pour l’avenir.

Comme je le disais sur le podcast Pigiste pas Figiste :

“Ça a l’air de quelque chose que tu peux gérer, non? Bien sûr que oui. Une fois que tu découpes ça en petits morceaux, comme un entraînement qui s’insère n’importe où dans ta journée, tout devient possible.”

Tu n’as pas besoin de tout chambouler. Juste un mini test à la fois.
Un sprint de compétence.
Un bloc d’intégration par semaine.
Un pas de plus vers ton prochain niveau.

Prends ça, les dinosaures.

Filed Under: Pigiste pas Figiste Tagged With: #PigisteCréatif, business, exercice, fitness, pigiste, voix-off

Dire non : la compétence essentielle que tout pigiste devrait développer

September 17, 2025 by AlisonP Leave a Comment

On peut jaser du fait de dire non? De refuser un contrat, ou même de ne pas auditionner pour un projet?

Comme pigistes, on passe une bonne partie de notre temps et de notre énergie à chercher la prochaine opportunité. C’est notre gagne-pain, et soyons honnêtes : on a toujours cette petite peur de manquer quelque chose. On se dit que si on ne se lance pas sur toutes les occasions, le pipeline risque de se vider.

Mais voici la vérité : être pigiste, ça ne veut pas dire être disponible 24/7.
Tu n’as pas à auditionner pour chaque rôle. Tu n’as pas à répondre à tes courriels pendant le souper. Tu n’as pas à dire oui à chaque demande qui tombe dans ta boîte de réception.

Dire non, ce n’est pas de la paresse. Ce n’est pas un manque de professionnalisme.
C’est mettre tes 
limites. Et ce sont ces limites qui rendent une carrière de pigiste durable.

Trop de “oui” mène à l’épuisement

Sans limites, le travail finit par envahir toute ta vie.
Quand tu en prends trop, l’épuisement arrive vite. Et une fois brûlé(e), ta créativité, ton énergie et la qualité de ton travail chutent. Ironiquement, le revenu que tu essayais de protéger peut même en souffrir, parce que tu n’arrives plus à livrer ton meilleur.

Et puis… est-ce qu’on est vraiment plus “réussi” si on répond à des courriels en cachette pendant le match de soccer de son enfant? Ou si on s’éclipse d’un souper de famille pour prendre un appel client? Plus souvent qu’autrement, on se retrouve juste distrait, coupable et un peu amer.

Exemple perso

De mon côté, je sais que j’ai besoin de déconnecter complètement quand je suis en vacances. Sinon, les pensées de travail me suivent comme un nuage et je ne profite jamais du moment présent. Résultat : je ne me repose pas, je ne recharge pas mes batteries et la “vacance” ne sert à rien.

Certain·es artistes de voix apportent un kit mobile en voyage pour continuer à travailler. Je comprends leur logique, mais moi, je ne relaxe pas tant que je n’ai pas vraiment décroché. Mes limites à moi, c’est : je jette un œil aux courriels une ou deux fois par jour, juste pour voir s’il y a quelque chose d’urgent. Et la plupart du temps, ma réponse est simplement : “Je ne peux pas avant mon retour.”

Pour être pleinement présente pour mes clients, je dois aussi être pleinement présente pour moi-même et mes proches.

Les bons clients respectent tes limites

Un client qui t’apprécie va s’adapter à tes “heures de bureau” ou à ton “je te reviens après la fin de semaine”. Ceux qui exigent une disponibilité 24/7? À moins qu’ils paient pour un service en permanence, tu ne leur dois pas ça. Et honnêtement, se détacher de ce type de client, c’est souvent ouvrir la porte à des collaborations plus saines et plus respectueuses.

La vérité, c’est que le monde ne s’arrête pas si tu prends une journée off. Ton entreprise ne s’écroulera pas. Et tu n’es pas “moins pigiste” si tu ne travailles pas 24 heures sur 24. Au contraire : être capable de décrocher, c’est une preuve de solidité.

Comment apprendre à dire non (sans culpabilité)

  • Clarifie tes limites. Tes heures de travail, ton délai de réponse, ce qui constitue une vraie urgence. Établis-les clairement, et respecte-les.
  • Reviens à tes valeurs. Demande-toi : est-ce que j’ai besoin en ce moment de plus de revenu, de repos, de temps en famille ou de croissance? Dis oui à ce qui colle, non à ce qui ne colle pas.
  • Pratique les mots. Dire non n’a pas besoin d’être brusque. Exemples :
    • “Je n’ai pas de disponibilité présentement.”
    • “Ça sort de mon champ d’expertise.”
    • “J’aimerais, mais mon horaire est plein. On peut revisiter ça le mois prochain?”
  • Protège ton temps off. Vacances, fins de semaine, ou même un mercredi après-midi random… Déconnecte complètement.
  • Aie confiance en ce que tu as bâti. Ta réputation et ton travail tiennent la route. Ils survivront à une pause.

Je te lance un défi : prends une seule journée complète où tu éteins le mode “oui”. Pas de courriels, pas d’auditions, pas d’admin. Juste une journée pour respirer. Tu vas réaliser que tu n’es pas l’élément indispensable qui tient l’univers en place. Et ça, c’est pas une faiblesse… c’est une libération.

Parce qu’au fond, dire non n’est pas refuser du travail. C’est protéger ton énergie — celle qui fait que ton travail (et ta vie) a de la valeur.

✨ Cet article est inspiré d’un épisode de mon balado Pigiste pas Figiste, 10 minutes d’entraînement avec du vrai talk pigiste, viens écouter ici : https://media.rss.com/pigiste-pas-figiste/feed.xml

Filed Under: Pigiste pas Figiste Tagged With: business, exercice, fitness, freelance, pigiste, voix-off

Gérer un projet long sans perdre le fil (ni ton énergie)

September 10, 2025 by AlisonP Leave a Comment

Quand tu décroches ton premier gros projet long, c’est excitant… mais aussi intimidant.
Et si tu penses que c’est juste une série de petits projets collés ensemble, je vais être franche : c’est là que j’ai fait ma première erreur.

Moi aussi, j’ai déjà foncé la tête baissée. Résultat : j’ai agacé mon client, perdu du temps, et travaillé beaucoup trop pour un résultat inégal.

Au début de ma carrière en voix hors champ, j’ai décroché mon premier projet long : la version audio d’un article d’ophtalmologie pour une revue professionnelle. Environ 30 minutes d’audio final. À l’époque, c’était de loin plus long que tout ce que j’avais fait auparavant.

Jusque-là, mes mandats prenaient une heure maximum. Et soudain, je me retrouvais avec un script de 30 minutes de texte médical dense. J’ai sous-estimé le temps que ça me prendrait. Résultat : j’ai travaillé tard dans la nuit, en essayant de respecter le délai irréaliste que j’avais promis au client, et j’ai livré un enregistrement qui sonnait… épuisé. Le client n’a pas été impressionné, et j’ai dû tout refaire. Aïe.

Ce projet m’a donné des leçons que j’aurais aimé connaître avant. Aujourd’hui, je peux faire le même genre de mandat en une après-midi — avec plus d’énergie, un meilleur montage, et un résultat supérieur.

Alors, quels sont les pièges à éviter, et comment garder le cap ?

Piège 1 : Sous-estimer le temps

Pourquoi c’est important : Les projets longs prennent toujours plus de temps qu’on pense.
Comment l’éviter : Découpe ton projet en petites étapes gérables. Fixe-toi des jalons et célèbre les petits gains. Ça t’aide aussi à mieux concilier avec toutes tes autres tâches.

Piège 2 : T’épuiser trop vite

Pourquoi c’est important : Partir en sprint au début te laisse fatigué·e et négligent·e à la fin.
Comment l’éviter : Dose ton énergie. Vois ton travail créatif comme un entraînement : de courtes séances concentrées valent mieux qu’une nuit blanche frénétique. Des outils comme les minuteurs Pomodoro ou des blocs de temps réservés au deep work aident à garder le cap.

Piège 3 : Perdre le fil

Pourquoi c’est important : Sans boussole, ton projet dérive et perd de sa clarté.
Comment l’éviter : Accroche-toi au brief. Choisis 3 à 5 mots-clés qui résument l’essence du projet (ton, public, objectif) et garde-les à portée de vue. Avant de livrer, demande-toi : Est-ce que ça cadre toujours ?

Piège 4 : Le désalignement avec le client

Pourquoi c’est important : Si tu ne valides pas régulièrement avec ton client, de petites incompréhensions peuvent devenir de gros réenregistrements ou révisions.
Comment l’éviter : Planifie des points de contrôle. Définis quand tu donneras des mises à jour et ce que tu montreras. Ça aligne les attentes et garde le client engagé, sans qu’il devienne microgestionnaire.

Piège 5 : Le chaos organisationnel

Pourquoi c’est important : Perdre des fichiers ou manquer des échéances mine la confiance plus vite que n’importe quoi.
Comment l’éviter : Mets en place un système clair : noms de fichiers cohérents, sauvegardes automatiques, échéancier précis des livrables. Même un simple calendrier partagé peut faire une énorme différence.

La conclusion

Si tu excelles dans les projets courts et punchés, tu peux aussi réussir dans les projets longs — ça demande juste un peu plus de structure et de stratégie. Avec le bon rythme, de bons systèmes et une bonne communication client, les projets longs cessent d’être des monstres écrasants pour devenir des occasions de créer quelque chose de profond, soigné et durable.

Alors, si un gros projet se pointe? N’aie pas peur de dire oui.
Tu es plus prêt·e que tu le penses.

Si tu veux des conseils pour pigistes créatifs… avec une touche de mise en forme, découvre mon balado Pigiste pas Figiste!

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Avoir des standards : pourquoi ton intégrité montre aux clients qu’ils peuvent compter sur toi

September 3, 2025 by AlisonP Leave a Comment

Il y a quelques semaines, j’étais en plein entraînement quand j’ai commencé à réfléchir à l’intégrité. Bizarre ? Peut-être. Mais plus j’y pensais, plus ça faisait du sens : l’intégrité dans le travail de pigiste créatif, c’est comme la force du tronc en entraînement. Ça ne paraît pas au premier coup d’œil, mais c’est ce qui donne toute la stabilité.

Quand t’es pigiste—en voix, en rédaction, en design ou en production vidéo—personne ne regarde par-dessus ton épaule pour vérifier ton travail. Pas de gestionnaire pour valider tes échéances ou revoir ton contrôle qualité. C’est tentant de lever le pied quand il n’y a pas de comptes à rendre.

Mais qu’est-ce qui arrive quand tu commences à bâcler ? À courir pour finir un projet ? À recycler un ancien livrable au lieu d’apporter quelque chose de nouveau ? À couper les coins ronds en te disant « le client ne le verra pas » ?

C’est là que l’intégrité entre en jeu.

Ce que l’intégrité veut vraiment dire en freelance

L’intégrité, c’est facile à définir, mais plus difficile à appliquer :

  • Faire ce que tu as dit que tu ferais.
  • Offrir une qualité constante.
  • Être transparent.e quand il y a un pépin.

Comme pigistes, on dit souvent oui à tout. Plus de projets = plus de revenus, non ? Mais quand on s’engage trop—qu’on tombe malade, qu’on manque de temps ou que l’équipement fait défaut—c’est facile de justifier un travail fait trop vite. Le client ne saura peut-être jamais.

Mais l’intégrité, ce n’est pas juste une question de livrables. C’est surtout la confiance et la fiabilité qui forment la base de chaque relation client.

Avec de l’intégrité, les clients se sentent en sécurité, respectés et compris. Ça construit une confiance durable.
Sans intégrité ? C’est des délais ratés, une réputation entachée et aucun mandat qui revient.

La vraie monnaie du freelancing, c’est la confiance. Et l’intégrité, c’est comment on la gagne.

Exemple concret en voix hors champ

Voici un exemple tiré de mon travail de comédienne voix off.

Supposons qu’un client m’envoie une demande de pickup—« juste deux mots » à réenregistrer parce que le script a changé à la dernière minute. Facile, non ?

Pas tant que ça. Pour que ça s’intègre parfaitement, je dois souvent réenregistrer toute la phrase, parfois plusieurs prises, en respectant exactement la même intonation, le même volume, le même rythme et le même ton émotif que la version originale. Il faut aussi que mon studio soit réglé de façon identique : placement du micro, préampli, niveaux d’enregistrement.

Est-ce que je pourrais en faire moins ? Bien sûr. Surtout si la différence risque d’être masquée par une musique de fond. Mais je sais que l’ingé son ou le producteur vont l’entendre. Et je ne veux pas leur donner du travail supplémentaire pour corriger quelque chose que j’aurais pu bien faire dès le départ.

Pour moi, l’intégrité, c’est livrer un produit que le client n’a pas besoin de réparer. Un souci de moins sur sa liste déjà bien chargée.

Comment rester aligné.e avec ton intégrité

Alors, comment garder la barre haute—même si personne ne remarque les détails ?

Voici quelques principes qui me guident :

  • Gérer ton temps et ton énergie comme un entraînement. Ne pars pas en sprint pour finir à quatre pattes. Donne-toi un rythme avec des échéances réalistes.
  • Promets plus tard, livre plus tôt. Les clients veulent tout « pour hier », mais souvent, ils n’en ont pas besoin si vite. Donne-toi de la marge. Et si tu livres avant ? Tu passes pour un.e héros.
  • Sois transparent.e quand la vie arrive. Enfant malade, rencontre reportée ou grippe personnelle… ce n’est pas dans ces conditions que tu fais ton meilleur travail. Demande une extension si nécessaire.
  • Connais tes limites. Dis non quand tu ne peux pas livrer pour vrai. Développer de nouvelles compétences, c’est parfait, mais garde-toi une marge quand tu apprends.

Ce n’est pas une question d’être flamboyant.e. C’est une question d’être constant.e.

Pourquoi c’est important

À la fin de la journée, il n’y a que toi qui sais si tu as donné ton maximum ou si tu as juste « fait la job ». Le client, lui, voit seulement le résultat final poli, mais il ressent la différence : dans la façon dont tu communiques et dans la constance de ce que tu livres.

L’intégrité, c’est la force tranquille qui bâtit des relations clients durables—celles qui génèrent du travail récurrent, des références et une réputation solide, que ce soit en e-learning, narration explicative, publicité, animation, doublage, et plus encore.

Et comme renforcer ton tronc en entraînement, bâtir ton intégrité demande une pratique quotidienne. De petites actions constantes qui s’accumulent avec le temps.

C’est comme ça qu’on soutient une business de pigiste—not just pour le prochain mandat, mais pour le long terme.

Et toi ? Comment tu fais pour que ton travail reflète ton intégrité—même quand personne ne regarde ?

Écris-moi pour jaser de ton prochain projet voix, écoute mon balado Pigiste pas Figiste ou suis-moi pour d’autres réflexions et conseils sur le freelancing créatif.

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